Location saisonnière : le bon plan de l’été ?

Dernière mise à jour : 31 juil.

Vous êtes propriétaire de votre logement, d’une résidence secondaire ou de biens locatifs : avez-vous pensé à les mettre en location de vacances pendant la période estivale ? Avant de vous lancer dans l’aventure de la location saisonnière, voici quelques conseils !



 

Vos démarches pour faire de la location saisonnière


Vous souhaitez vous lancer ? Bonne idée, mais avant toute chose renseignez-vous sur les démarches à réaliser :

  • Si vous être propriétaire d’une maison individuelle, vous n’aurez pas de contraintes particulières pour mettre en location votre bien. En revanche, s’il s’agit d’un appartement au sein d’une copropriété, vous devez vérifier que le règlement de copropriété permet la location saisonnière.

  • Si vous êtes locataire de votre logement, vous pouvez sous-louer votre appartement ou maison en location saisonnière uniquement si vous obtenez un accord écrit de votre propriétaire ou si votre contrat de bail vous y autorise.

Vous devez également déclarer/enregistrer votre location saisonnière auprès de la mairie de la commune où est situé votre bien. Vous devez, dans certains cas, obtenir auprès de la mairie une autorisation préalable pour changement d’usage. Vérifiez sur le site internet de votre commune si vous êtes concerné !

Et si c’est la première fois que vous faites ce type de location pour votre logement, vous devez effectuer une déclaration d’existence auprès du Centre de Formalité des entreprises (CFE).


Bon à savoir : si vous mettez en location saisonnière votre résidence principale moins de 120 jours par an, vous n’avez pas besoin d’effectuer ces démarches : pas de déclaration/enregistrement, de changement d’usage, ou déclaration d’existence.



 

Quid de l’imposition des loyers ?


Grâce à cette location vous allez percevoir des loyers… et qui dit nouveaux revenus dit taxation supplémentaire. Les loyers que vous percevez de la location saisonnière sont soumis à l’impôt sur le revenu dans la catégorie des Bénéfices Industriels et Commerciaux (BIC) et aux prélèvements sociaux*.


Vous avez le choix entre deux méthodes de calcul : le « micro-BIC », qui accorde une déduction forfaitaire des charges pour 50 % (ou 71 % pour les chambres d’hôtes et meublés de tourisme classé) si vos loyers sont inférieurs à 72 600 €, et le « BIC réel » (sur option ou automatiquement si les loyers sont supérieurs à 72 600 €), qui permet de déduire les charges réelles, et notamment celles d’amortissement du bien.


Un conseil, si c’est votre résidence principale, ou votre résidence secondaire, que vous mettez en location saisonnière : préférez le régime fiscal « micro-BIC ». Car si vous optez pour le régime réel, les périodes où vous occupez personnellement le logement vous rajouteraient des loyers « fictifs » taxables.


A l’inverse, si c’est un logement que vous détenez spécifiquement pour faire de la location saisonnière et que vous n’occupez pas à titre personnel : opter pour le régime réel sera plus avantageux fiscalement grâce à l’amortissement (permet de déduire une charge correspondant à la perte de valeur fictive du logement) !


Il ne vous reste plus qu'à mettre votre bien en location et passer d'agréable vacances.


 

* Sauf si vous êtes loueurs en meublé professionnel, ou si vos recettes de location saisonnière sont supérieures à 23 000 € par an. Vous serez dans ce cas redevable des cotisations sociales en lieu et place des prélèvements sociaux.



Gautier Mazaeff Conseiller en Gestion de Patrimoine

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